Franchement, à quoi ça sert l'amour ? Et qu'est-ce que c'est?
Certains biologistes nous diront que c'est une hormone que l'on sécrète, les pessimistes nous diront que ce sont les médias qui ont inventé l'amour pour nous pousser à consommer, les optimistes diront que c'est une raison de vivre, et les croyants diront que c'est Dieu.
Et pourquoi on appelle notre partenaire notre 'moitié'? Est-il vraiment la pour nous grignoter jusqu'à la moitié de notre vie? Est-il là pour nous effacer la moitié de notre idendité, de notre temps, de notre style, de nos expressions, de nos habitudes, de notre humour et de notre appartement? Pas très appétissant tout ça. Alors pourquoi, bordel, est-ce que ça nous rend si euphorique (et si malheureux) ?
A partir de quel "stade" peut-on dire "je suis amoureux(se)" ?
Et pourquoi tout le monde croit encore que le couple est la clé du bonheur? Pourquoi est-ce que tous les films américains se finissent bien, avec un baiser sur la plage au coucher de soleil? Pourquoi ça ne nous arrive pas à nous, ça ?
Bah tout simplement parce que c'est la vraie vie, et qu'au final, on est rien dans un couple, l'autre nous vole notre identité, mais on n'est rien non plus en dehors d'un couple. Regardez les couples qui durent parmi vos potes, on ne dira jamais "Marine" puis "Clément" mais toujours "Marine et Clément". Ils forment une entité à part, ce ne sont plus deux êtres, mais un seul. Une entité que l'on jalouse parce qu'on voudrait avoir la même, mais, quand on regarde bien, c'est pas plus mal de pas être aussi proches.
Oui, c'est sur, quand on est en couple, on fait des sorties avec des amis en couple dans le seul but de se comparer à eux et de se prouver qu'on est plus heureux que l'autre. Et alors la, c'est parti les grosses pelles par ci et par la, on ne nous arrête plus. Mais putain, c'est quoi notre problème?
On a l'impression qu'il faut à tout prix rentrer dans le moule, entre 18 et 19ans, on rencontre quelqu'un, puis on reste quelques années avec, et la, vers 25ans, on peut proclamer la personne comme "Femme/Homme de sa vie". Mais vite, il faut se dépêcher de faire des enfants, d'acheter une maison, rembourser le prêt, prendre une voiture, se trouver un travail stable. Et si on fait pas ça? Les autres nous regardent et se disent "Il/Elle a échoué, pourtant, il/elle aurait pu..." tout en caressant d'hypocrisie la main de leur partenaire. Bah oui, on a échoué, et alors? On est malheureux?
Doit-on vraiment croire que l'amour est le seul moyen d'être heureux?
Doit-on vraiment croire que nous ne pouvons pas être épanouis seuls? Faut-il vraiment quelqu'un dans notre vie qui nous demande constamment de faire des efforts, de faire ceci, de ne pas faire cela parce que ça l'insupporte ? As-t-on besoin d'une activité, qui s'appelle "amour" et qui consiste à se raconter lamentablement avec entrain nos journées fastidieuses, qui prend autant de temps dans notre vie, au point d'en oublier nos véritables passe-temps?
Ce qui est sur, c'est que l'amour est étroitement lié à la consommation. Vous la voyez comment, vous, la soirée romantique de base?
Personnellement, c'est restau + ciné. Consommer, payer à l'autre des biens dont il n'a pas besoin. Ouais, mais sans consommation, le couple, il marche pas. C'est bien plus alléchant de manger au restaurant que de manger des pâtes avec du jambon devant les simpsons sur W9. Et pourtant, c'est plutôt le deuxième cas de figure qui va faire notre quotidien si on tombe dans les bras de cette charmante personne qui nous paie le restau.
Et puis, on dit qu'on s'aime l'un l'autre et exclusivement l'un l'autre, mais quelques mois après la séparation, c'est reparti, on trouve un autre partenaire. On recommence une énième fois le même processus d'amour: l'approche, la drague, la découverte de l'autre, le premier baiser, la première fois, l'amour, la sensation d'euphorie, la rupture.
Franchement, ça sert à quoi?
Et si ça ne faisait pas mal, on n'aurait pas appelé ça "tomber" amoureux.
Certains biologistes nous diront que c'est une hormone que l'on sécrète, les pessimistes nous diront que ce sont les médias qui ont inventé l'amour pour nous pousser à consommer, les optimistes diront que c'est une raison de vivre, et les croyants diront que c'est Dieu.
Et pourquoi on appelle notre partenaire notre 'moitié'? Est-il vraiment la pour nous grignoter jusqu'à la moitié de notre vie? Est-il là pour nous effacer la moitié de notre idendité, de notre temps, de notre style, de nos expressions, de nos habitudes, de notre humour et de notre appartement? Pas très appétissant tout ça. Alors pourquoi, bordel, est-ce que ça nous rend si euphorique (et si malheureux) ?
A partir de quel "stade" peut-on dire "je suis amoureux(se)" ?
Et pourquoi tout le monde croit encore que le couple est la clé du bonheur? Pourquoi est-ce que tous les films américains se finissent bien, avec un baiser sur la plage au coucher de soleil? Pourquoi ça ne nous arrive pas à nous, ça ?
Bah tout simplement parce que c'est la vraie vie, et qu'au final, on est rien dans un couple, l'autre nous vole notre identité, mais on n'est rien non plus en dehors d'un couple. Regardez les couples qui durent parmi vos potes, on ne dira jamais "Marine" puis "Clément" mais toujours "Marine et Clément". Ils forment une entité à part, ce ne sont plus deux êtres, mais un seul. Une entité que l'on jalouse parce qu'on voudrait avoir la même, mais, quand on regarde bien, c'est pas plus mal de pas être aussi proches.
Oui, c'est sur, quand on est en couple, on fait des sorties avec des amis en couple dans le seul but de se comparer à eux et de se prouver qu'on est plus heureux que l'autre. Et alors la, c'est parti les grosses pelles par ci et par la, on ne nous arrête plus. Mais putain, c'est quoi notre problème?
On a l'impression qu'il faut à tout prix rentrer dans le moule, entre 18 et 19ans, on rencontre quelqu'un, puis on reste quelques années avec, et la, vers 25ans, on peut proclamer la personne comme "Femme/Homme de sa vie". Mais vite, il faut se dépêcher de faire des enfants, d'acheter une maison, rembourser le prêt, prendre une voiture, se trouver un travail stable. Et si on fait pas ça? Les autres nous regardent et se disent "Il/Elle a échoué, pourtant, il/elle aurait pu..." tout en caressant d'hypocrisie la main de leur partenaire. Bah oui, on a échoué, et alors? On est malheureux?
Doit-on vraiment croire que l'amour est le seul moyen d'être heureux?
Doit-on vraiment croire que nous ne pouvons pas être épanouis seuls? Faut-il vraiment quelqu'un dans notre vie qui nous demande constamment de faire des efforts, de faire ceci, de ne pas faire cela parce que ça l'insupporte ? As-t-on besoin d'une activité, qui s'appelle "amour" et qui consiste à se raconter lamentablement avec entrain nos journées fastidieuses, qui prend autant de temps dans notre vie, au point d'en oublier nos véritables passe-temps?
Ce qui est sur, c'est que l'amour est étroitement lié à la consommation. Vous la voyez comment, vous, la soirée romantique de base?
Personnellement, c'est restau + ciné. Consommer, payer à l'autre des biens dont il n'a pas besoin. Ouais, mais sans consommation, le couple, il marche pas. C'est bien plus alléchant de manger au restaurant que de manger des pâtes avec du jambon devant les simpsons sur W9. Et pourtant, c'est plutôt le deuxième cas de figure qui va faire notre quotidien si on tombe dans les bras de cette charmante personne qui nous paie le restau.
Et puis, on dit qu'on s'aime l'un l'autre et exclusivement l'un l'autre, mais quelques mois après la séparation, c'est reparti, on trouve un autre partenaire. On recommence une énième fois le même processus d'amour: l'approche, la drague, la découverte de l'autre, le premier baiser, la première fois, l'amour, la sensation d'euphorie, la rupture.
Franchement, ça sert à quoi?
Et si ça ne faisait pas mal, on n'aurait pas appelé ça "tomber" amoureux.



